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Rencontre interculturelle autour de pratiques théâtrales. Projet ANRAT – IDEA Europe de Joëlle Aden

Sandrine Eschenauer

Traduction française par l’auteur d’une recension parue originalement dans Zeitschrift für Interkulturellen Fremdsprachenunterricht Didaktik und Methodik im Bereich Deutsch als Fremdsprache. ISSN 1205-6545 Jahrgang 19, Nummer 1 (April 2014) avec autorisation de ce journal.


Cet ouvrage trilingue (français, allemand, anglais) est un rapport de recherche concernant un projet plurilingue mené entre décembre 2007 et avril 2009 à Forbach dans le cadre de l’  « année européenne du dialogue interculturel ». 54 jeunes européens de 12 à 18 ans, issus de 29 pays différents, y ont pris part. Ce projet initié par l’ANRAT (Association nationale de Recherche et d’Action théâtrale) a été placé sous la direction scientifique de Joëlle Aden. Il avait pour objectif central d’observer et d’analyser les effets de la pratique théâtrale sur le développement cognitif des jeunes apprenants de langues. Le thème fédérateur du projet se concentrait sur le passage de frontières. Deux questions majeures étaient au cœur de ce dispositif :

Le langage théâtral peut-il ouvrir au dialogue interculturel, et quels sont alors les mécanismes mis en jeu ?
Est-il en mesure de constituer une aide jusque-là inédite et modélisable pour l’éducation formelle et informelle ? (p. 9)

L’équipe, à partir de ce questionnement, s’est fixé des objectifs concernant d’une part les jeunes (développement personnel au travers de l’expérience théâtrale), d’autre part la « communauté éducative et artistique » (changement social) (p. 10).

Dans le contexte de l’enseignement-apprentissage des langues étrangères (LV) et secondes (LS), les approches issues de la pédagogie du théâtre ou du drama sont le plus souvent proposées à des groupes de niveau avancé. L’accent est alors mis sur le développement des compétences en LV et LS. Le projet présenté et évalué par Joëlle Aden ouvre au contraire de nouvelles perspectives pédagogiques en s’adressant à des groupes n’ayant aucune connaissance préalable dans les langues utilisées. Cette expérimentation valorise principalement les expériences translangues et transculturelles. Dans le cadre de ce dispositif, participants comme artistes étaient, dans la richesse de leur pluralité, au cœur de l’observation. Quatre ateliers ont été menés chacun par deux artistes qui ne se connaissaient pas au préalable et ne pouvaient que rarement communiquer dans une langue commune.  Les participants étaient locuteurs de deux à cinq langues, soit 25 langues au total parlées par le groupe de jeunes dont 60% venaient d’arriver dans l’un des pays européens membres du projet : l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, la Grèce, l’Italie et les Pays-Bas. Les neuf artistes, issus eux-mêmes de différents pays donc locuteurs de langues qu’ils ne comprenaient pas mutuellement, provenaient par ailleurs de cultures théâtrales très variées : le clown, le masque, la danse-contact etc. Les chercheurs et assistants de recherche eux-mêmes avaient des horizons culturels et linguistiques très variés (Allemagne, Grèce, France, Pays-Bas / spécialistes de l’éducation en milieu scolaire ou universitaire, pédagogues du théâtre ou linguistes etc.).

Ce compte-rendu de recherche est divisé en six chapitres. L’auteure présente clairement le processus intrinsèque du projet, de sa genèse aux résultats obtenus, tout comme le cadre de son étude, c’est-à-dire ses soubassements théoriques (chapitre 2) et sa méthodologie de recherche (chapitre 3). Elle décrit sa démarche scientifique qualitative et exploratoire (p. 17), puisant dans des sources et des méthodologies provenant de la linguistique et la didactique des langues, mais aussi de la sociologie, la psychologie, des sciences cognitives (lien entre le langage, la pensée et les langues incorporées : embodiment), ouvrant ainsi d’autres perspectives sur l’éducation et l’apprentissage des langues. Joëlle Aden triangule ses données à partir :

– de trois types d’interviews mettant en exergue le point de vue des participants durant les activités puis six à neuf mois après la fin du projet,
– d’un journal de bord mené à partir des  « observations émergentes » (p. 19) de l’équipe de recherche,
– des analyses de séquences vidéo,
– des discussions avec les assistants de recherche, sur la base desquelles des variables complémentaires pour le codage des sources ont pu être définies (p. 20).

Joëlle Aden guide le lecteur dans une approche énactive de la recherche. Elle parvient à éclairer ce choix méthodologique fondé sur la pensée varélienne (1989 ; 1993) en explicitant le corpus ou les variables au travers de la description des données. Il est regrettable cependant que les questionnaires et grilles d’analyse ainsi que les séquences vidéos ne soient plus en ligne sur le site indiqué.

Dans le quatrième chapitre, l’auteure décrit et analyse la façon dont tous les artistes, indépendamment de leurs spécialisations, mettent en œuvre intuitivement une même progression canonique des activités de théâtre s’appuyant sur les mécanismes kinesthésique et émotionnels de l’empathie tels que décrits par les neurologues qu’elle convoque.  En amont du langage verbal, ces mécanismes de communication non verbale tissent la cohésion des groupes au travers de dialogues inter et transculturels. Dans le sixième chapitre, elle s’attache à la description de l’impact des ateliers sur les jeunes. En ce qui concerne l’aspect communicationnel de l’étude, 85 % des participants ont déclaré avoir appris des choses sur les autres, et 72 % pensent avoir appris des choses sur les autres langues, bien que la majorité d’entre eux (68 %) déclarent avoir trouvé difficile de devoir évoluer dans un groupe plurilingue. Pourtant, c’est un sentiment positif de réussite qui domine dans tous les domaines évalués (exercices individuels et en groupe, concentration, coopération), ce qui semble réfuter l’argument couramment avancé dans le domaine de la didactique des langues que le monolinguisme soit préférable dans les processus d’apprentissage et de coopération. À la fin de son ouvrage, Joëlle Aden formule des recommandations issues de l’expérience de Forbach pour une nouvelle approche de l’enseignement des langues en milieu scolaire.

Comme d’autres auteurs (par exemple, Garcia 2009 ; Gogolin & Neumann, 2009 ; Krumm 2004, 2010), Joëlle Aden conclut que dans le champ des compétences transculturelles (et même de l’ensemble des compétences de communication) qui sont au cœur de la didactique des langues étrangères, il serait nécessaire de développer une pédagogie transcendantale (Kramsch & Aden 2012 : 56) qui prendrait en compte les L1-L2 et C1-C2 des élèves. Les identités hybrides des apprenants, marquées par la matrice de leurs propres langues et cultures, représenteraient un socle d’accueil des autres langues-cultures dans le processus d’ « apprenance » (Trocmé-Fabre 1999 : 117). L’expérimentation de Forbach permet à l’auteure de faire des propositions concrètes pour la mise en place d’une telle pédagogie.

Ce projet est basé sur l’action théâtrale. Dans les publications concernant la pédagogie du théâtre, on trouve communément des évaluations très positives portant sur la croissance de la motivation, des compétences sociales, du bien-être des participants. Joëlle Aden confirme ces résultats au travers de son analyse émotionnelle réalisée à partir des « arbres de positionnement » (p. 19), mais ces résultats ne concernent pas le cœur de ses conclusions. Ce qui ressort principalement de cette étude sont les stratégies de la relation à l’autre développées par tous les acteurs du projet. Pour Joëlle Aden, elles sont fondamentales pour se comprendre (soi-même et autrui) et se faire comprendre.

Cette expérimentation ouvre des perspectives à plusieurs niveaux. Tout d’abord, sur le plan pédagogique, le lecteur apprend en quoi le langage théâtral a été utilisé comme langage médiateur entre soi, les autres, l’environnement. Ce compte rendu scientifique présente clairement comment les jeunes, à partir du langage non verbal (résonnance émotionnelle et kinesthésique, perception sensorimotrice, mimétisme et imitation), ont pu puiser dans tout un répertoire corporel, sensoriel, émotionnel et verbal pour tisser des relations dans et entre les groupes. Ce qui est mis en avant est la quête de l’émergence du sens au travers de l’action partagée. Au contraire de beaucoup de situations d’enseignement des langues dans lesquelles le théâtre ou le drama sont utilisés, ce n’est pas de la grammaire ni de la prose en langue étrangère qui ont été mises en scène à des fins utilitaires. Il n’y a pas eu non plus de construction artificielle de saynètes ni de jeux de rôles. Ces activités sont certes intéressantes par certains aspects, mais elles courent le risque de positionner l’apprenant dans la simple reproduction langagière. Le projet de Forbach quant à lui s’apparente bien plus à une forme performée de l’enseignement des langues vivantes, définie par Manfred Schewe (2011 : 22) comme une action langagière, corporelle, spatiale et une expérience esthétique. Le projet fait également écho au théâtre interculturel en tant que « rencontre vitale, culturelle et sociale[1] » (Sting 2008 : 107), l’ensemble des langues et des cultures des participants ayant été pris en compte. Pour Joëlle Aden, il s’agit bien plus d’une rencontre trans-culturelle, rendue possible par le changement de perspective physique et mental, comme le changement de point de sentir (Berthoz 2004 : 266)  que les participants ont vécu.

La pratique théâtrale étant basée sur la boucle action-perception, le couplage structurel émergeant de ce fondement énactif (Varela, Thompson & Rosch 1993) est aussi bien intrinsèque (le moi, la vie intérieure) qu’extrinsèque (le moi qui se construit dans l’interaction avec les autres et au travers de sa perception et son vécu dans l’environnement). Les jeunes, grâce à cette conception de la rencontre interculturelle, n’étaient pas enfermés dans un espace entre les cultures, mais ils naviguaient au contraire d’une langue et d’une culture à l’autre et les transcendaient. C’est ce qui leur a permis de trouver des points communs entre elles. Les différents « outils » et les stratégies mis en place ont été élaborés par les acteurs eux-mêmes, au fur et à mesure des activités et des phases de réflexion. C’est la raison pour laquelle les évaluateurs pensent que cette expérience a eu des répercussions positives sur leur capacité à s’intégrer dans d’autres contextes (cf. évaluation finale, p. 36-40). Dans ses publications ultérieures, l’auteure insiste davantage encore sur l’importance des compétences de médiation (émotionnelle, culturelle, corporelle, linguistique) en milieu pluriculturel (Aden 2012, 2013; Piccardo & Aden 2014).

Le second aspect novateur de ce type d’approche concerne le regard neurophénoménologique, énactif (Varela et al. 1993), avec lequel ont été observées la nature des interactions et leurs fonctions cognitives au sein de ce groupe pluriculturel. Le projet de Forbach représente une charnière dans les recherches de Joëlle Aden, car c’est la première fois qu’elle met en corrélation de façon explicite l’esthétique théâtrale, le plurilinguisme et les racines biologiques de l’apprendre. Joëlle Aden souligne à quel point ces aspects devraient jouer un rôle central dans la conception d’approches pédagogiques. L’auteure ne se contente pas, comme d’autres publications en neurodidactique des langues – qui comportent certes leur intérêt (Grein 2013),  de décrire des processus chimiques concernant les apprentissages ni de localiser les langues dans certaines zones du cerveau qu’il s’agirait alors d’activer pour un meilleur enseignement, mais elle va bien au-delà en proposant une réflexion holiste sur le langage, comportant une dimension neurobiologique, éthique, esthétique et linguistique. Elle définit le « langager » (Aden 2013 : 115) dans le cadre du paradigme de l’énaction, en tant que phénomène émergent et couplage structurel, comme « une expérience vivante de la relation à l’autre » (idem) qui serait le socle de l’apprentissage des langues et du bien-vivre ensemble en contexte pluriculturel. Dans le cadre de la didactique des langues, son éclairage sur les mécanismes d’empathie, activés grâce aux pratiques théâtrales, offre une nouvelle interprétation de la communication interculturelle. Sa conception de l’empathie en tant qu’élément nécessaire à l’élaboration de stratégies de la relation à l’autre pourrait constituer un élément de réponse au questionnement de Michaela Sambanis (2013: 132) qui relève que des recherches sur les interactions entre le drama, l’enseignement des langues et les neurosciences deviennent urgentes. Pour l’auteure, la capacité d’une part de développer une attitude d’empathie (émotionnelle, sensorielle comme intellectuelle, réfléchie) et d’autre part de puiser dans son potentiel créatif permettrait de renforcer les compétences langagières et culturelles des individus, objectif visé dans tout contexte plurilingue et pluriculturel. La pratique théâtrale permet d’entrainer simultanément à ces aptitudes.

En invitant à une pédagogie ouverte basée sur les mécanismes naturels des apprentissages, cet ouvrage pose donc des jalons essentiels dans le domaine de la transculturalité comme de la didactique des langues. D’aucuns pourront douter de l’adaptabilité d’une telle expérience en milieu scolaire, a fortiori dans les cours réguliers, dans la mesure où les détails des activités ne sont pas précisément fixés à l’avance. L’auteure ne réfute pas cependant la nécessité de définir des objectifs pédagogiques, mais elle les étend au contraire à de nouvelles visées intégrant notamment les compétences émotionnelles afin de transformer les attitudes d’enseignement-apprentissage en une logique de processus d’ « apprenance » dans l’action partagée. Elle prône de fait la transdisciplinarité en milieu scolaire. Cette publication est donc une invitation à ouvrir les horizons de l’École et à offrir en son sein une plus grande place à la créativité, notamment en développant les coopérations avec des artistes. Cette étude énactive approfondit donc et va plus loin que les approches qui ont fait leurs preuves comme la pédagogie de projet, la pédagogie active ou l’approche actionnelle, et reconquiert des espaces perdus pour les apprentissages émergents et expérientiels.

Référence complète du livre de Joëlle Aden :

Aden, Joëlle (2010) : Rencontre interculturelle autour de pratiques théâtrales. Projet ANRAT – IDEA Europe. Berlin, Éditions Schibri. ISBN 978-3-86863-053-4. 124 pages. Traduction en allemand de Walter Sturm, Traduction en anglais d’Aoife Stone.


Notes

[1] „vitale kulturelle und soziale Begegnung“, traduction de S. Eschenauer.


Bibliographie

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Aden, Joëlle (2013), « Apprendre les langues par corps ». In: Fertat, Omar; Abdelkader, Yamna & Bazile, Sandrine (Hrsg.), Pour un théâtre-monde. Plurilinguisme, interculturalité, transmission. Bordeaux: Presses universitaires de Bordeaux, 109-123.

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Biographie de Sandrine Eschenauer